A la découverte de : El Cometa Ludo

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Nous avons le plaisir de vous présenter El Cometa Ludo. Originaire de la Patagonie chilienne, El Cometa Ludo a plus d’une corde à son arc, il est à la fois illustrateur, dessinateur graphique et musicien. Nous avons été fascinés par ses couleurs vives et les formes qu’il donne à ses créations ! Il a pris le temps de discuter avec nous pour nous expliquer son parcours. Nous vous invitons vivement à entrer dans sa galerie d’art.

El Cometa Ludo passe son temps voyageant de la campagne à la ville. Il vit dans la vallée centrale du Chili, a deux enfants, Miel et Damián et en plus d’être illustrateur il est fondateur de l’éditorial indépendant « La Picadora de Papel ». El Cometa Ludo est aussi auteur et compositeur de la bande LaKulevrona. Malgré toutes ses activités, il a réussi à nous accorder un peu de temps pour répondre à nos questions :

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Quels sont tes centres d’intérêts ?

Je suis principalement entouré de personnes connectées à l’éditorial, la musique, les arts graphiques mais je participe également à toutes formes d’activisme. Les thèmes qui m’ont constamment accompagnés et qui nourrissent mes préoccupations sont ceux du jeu, de la dimension magique, de l’imagination, de la mythologie et de faunes impossibles. Je suis également passionné par tout ce qui englobe le thème de villages originaux et de traditions indigènes et les transmissions de savoir populaire et ancestral. Je suis très intéressé par les thèmes portant sur l’enfance, surtout tout ce qui alimente les utopies et stimule les questionnements sur les formes officielles d’éducation et de la relation enfant/adulte. J’ai aussi participé à des initiatives de reproduction de traditions ancestrales féminines en relation avec des stades alternatifs plus horizontaux quant à l’existence, comme par exemple des pratiques magiques holistiques. Enfin, je suis très intéressé par tous les thèmes rejoignant la possibilité de ressentir la liberté sous toutes ses formes, spécialement par des organisations sociales autonomes, mais aussi en considérant les formes folkloriques de transformation sociale comme peuvent l’être les mouvements populaires et les protestations.

D’où provient ta passion pour l’art ?

Depuis tout petit, j’ai été baigné dans l’art mais sous différentes formes. J’ai commencé par le dessin car je m’ennuyais lorsque j’étais en cours, ce qui m’a amené à passer presque tout mon temps à dessiner sur mes cahiers. Puis j’ai appris à jouer de la guitare et à apprécier la musique, ce qui m’a amené à réaliser créé des groupes et à composer des chansons. Dans ma ville natale – une ville presque hivernale, où il neige à toutes époques de l’année- les conditions culturelles et météorologiques empêchaient la création d’espaces de tous types d’expression. Ceci m’a amené à me tourner vers le théâtre et la poésie, puis à éditer des bouquins, réaliser des impressions, des fanzines, organiser des activités culturelles, etc. Je crois que l’expression artistique a exercé une énorme influence dans ma vie, un moyen de canaliser les frustrations dues aux bases rigides de la société humaine, à travers elle j’ai pu trouver un apport significatif hors des limites idéologiques ou culturelles prédominantes.

Et ton inspiration ?

Je crois que l’envie de faire des choses provient d’une connexion avec le chaos intégral de la vie mais aussi de l’envie de jouer. Ensuite, tout peut se relier à ce processus. J’observe les personnes créatives que je connais et elles sont sans cesse en train de se projeter, d’imaginer constamment des choses. Pour ce qui est de mon cas, c’est un mélange de tout. Il me manque des heures pour faire toutes ces œuvres impossibles… C’est la vie qui inspire chaque instant.

As-tu un artiste préféré – qu’il soit connu ou non- ?

J’ai plusieurs artistes préférés. En général, j’ai l’habitude d’admirer et d’observer le travail des autres, c’est pour cela qu’il est difficile de choisir une personne parmi toutes celles que j’aime. En ce qui concerne l’illustration, je respecte beaucoup le travail d’Aitch, de Jeremyville, de Jan Kallwejt, d’Eduardo Aravena et Pablo del Cielo, mais également d’Ocvlta, de Santiago Licata et de Paula Duró. J’aime beaucoup les peintures murales de Wuatanaz et la Brigada Negotrópic ainsi que les tatouages de Srta. Jess et d’Adrian1. Quant à la musique, cela fait quelques années que je ne me lasse pas de l’œuvre d’Albert Plá, pour moi il est une référence indéniable.

Comment procèdes-tu pour créer ?

Comme j’ai une vie assez mouvementée, mon processus de création est variable en fonction du lieu où je me trouve. Mais de manière générale, ma manière de créer s’inspire plus des moments quotidiens, des conversations, de voyages, de promenades, de moments perdus entre la modélisation d’une idée et sa conception. Je travaille très souvent dans mon atelier à Santiago, entouré de dessins, de jouets et d’étoiles luminescentes, et toujours accompagné de nombreuses infusions d’herbes et de musique. Je travaille uniquement en formats digitaux, et très rarement la nuit lorsque je suis inspiré.

Que représente pour toi Camaloon ?

Bien des choses et notamment la possibilité de me faire connaître. En ce moment, Camaloon représente une plateforme très agréable pour donner une vie aux dessins en dehors de la réalité virtuelle. J’ai toujours eu l’envie de voir mes créations représentées sur des T-shirts ou sous d’autres formes, et en ce sens c’est un soulagement de vous avoir pour mettre en place ce service. Je pense que c’est une initiative intéressante, qu’elle rencontre beaucoup de succès et en plus il y a de bons artistes qui y participent, tout est parfait.

Quel produit aimerais-tu dessiner pour Camaloon ?

Maintenant que j’y pense, pendant quelques années j’ai réalisé beaucoup de croquis de dessins pour les enfants, beaucoup que je n’ai jamais terminé, qui ont beaucoup d’éléments récurrents. Je pense par exemples que je pourrais en faire des dessins muraux, des draps, des rideaux de bain, etc. Ce serait hallucinant de pouvoir faire de mes œuvres de grands dessins, remplis de couleurs.

Pose-toi une question et réponds-y

Dans quels autres projets es-tu actuellement investi ? - En ces temps-ci, je suis très motivé à dessiner et à faire des musiques. Avec LaKulevrona, nous venons de lancer un nouvel EP, nous jouons beaucoup et créons beaucoup également. Nous planifions de nouvelles choses pour le projet Ginecosofía, auquel je participe, mais il y a aussi des projets prévus pour l’éditorial « La Picadora de Papel ». Je commence à participer à la campagne de Savia sustentable et celle de la coopérative audiovisuelle Trashumante. Pour cette année, j’aimerais terminer (et j’espère le publier) un livre humoristique graphique sur lequel je travaille depuis un moment mais aussi pouvoir travailler sur plusieurs projets artistiques musicaux que je suis. J’espère pouvoir continuer à dessiner toujours plus, et de me perfectionner à d’autres techniques, être polyvalent.

Un dernier commentaire ?

Aucun, merci beaucoup pour l’invitation à participer à ce projet commun, et j’espère que vous aurez des commandes de mes dessins pour tout le monde. Une bise !

C’est nous qui te remercions Ludo ! Nous avons appris beaucoup de chose lors de cette conversation et nous avons envie de voir tes prochaines créations chez Camaloon. Venez admirer sur sa page ses badges, stickers, aimants avec des lapins, et autres créations uniques !

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